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Avant/Après - Restauration de 2 présentoirs de mercerie

 

Parce que les objets que nous vous proposons sont rarement tout beaux tout propres lorsque nous les récupérons !

Restauration en images de deux petits meubles de mercerie à tiroirs de la marque de fils Thiriez & Cartier Bresson.

Lorsque nous les avons récupérés, ils étaient couverts de poussière bien sûr, mais également de projections et coulures de peinture ; le papier toilé qui les recouvre étaient en partie décollé, il manquait une poignée et l'intérieur était sale et moisi.

 

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Après nettoyage, grattage des projections de peinture, recollage du papier toilé, changement des poignées pour l'un des deux présentoirs, voilà le résultat...

 

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Avant/Après - Restauration d'un tabouret années 50

 

Parce que les objets que nous vous proposons sont rarement tout beaux tout propres lorsque nous les récupérons !

Restauration en photos d'un petit tabouret en bois des années 50, aux pieds compas.

Lorsque nous l'avons récupéré, il était couvert de plusieurs couches de peinture roses et blanches...

 

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Il a fallu décaper ces couches pour remettre le bois à nu.

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L'assise est prête, restent les pieds...

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Le tabouret est totalement décapé et poncé, nous choisissons de laisser les pieds à nu et de peindre l'assise en bleu turquoise.

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C'est terminé !

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Salons vintage

 

Voyage dans le temps à travers une sélection de photos vintage sur le thème des salons, des années 50 à 70. Pour le plaisir de voir des pièces que l’on chine aujourd’hui dans leur contexte d’origine, et pour s’étonner aussi de la déco délirante que l’on n’hésitait pas à mettre en place à cette époque !

 

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Flicker.com

 

1 - Wouaouh ! les salons encastrés !

Complètement désuets aujourd’hui, un must dans les années 60-70 !

 

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Fox&Thomas

 

2- On bave devant...

 

... ces fauteuils et l'applique 50's :

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Flicker.com

 

... ces étagères années 50 façon clostrat :

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Flicker.com

 

... les fauteuils design années 60 :

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Remarkably Retro

 

... cette suspension en plexi :

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Superseventies

 

... ce salon type scandinave :

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Roger Wilkerson

 

3 - Attention les yeux !

 

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Solo-Vintage et Ismoyo's Vintage Playgroud

 

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Flicker.com

 

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Remarkably Retro et Solo-Vintage

 

4 - Back to the future

 

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Flicker.com

 

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The Selvedge Yard

 

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The Selvedge Yard

 

 

4 chambres d'hôtes qui nous font voyager... dans le temps

 

1- Délire pop – Le Loft Vintage, Lyon

Amateurs de design, accourez ! Situé dans le centre-ville de Lyon, le Loft Vintage a été aménagé dans un ancien atelier de mécanique. On retrouve ce passé industriel dans les grands volumes des pièces, ainsi que dans la structure architecturale : grandes verrières qui apportent une belle luminosité, poutres et escalier métalliques. Pour le reste… c’est une explosion pop ! De magnifiques pièces de design, contemporaines ou vintage, apportent une gaîté et une originalité incomparables. Que dire de cette lampe-cheval géante qui vous attend au pied de l’escalier ? Et de cet îlot tropical aménagé dans le salon ? Un délire psychédélique qui n’est pas sans nous rappeler le décor du film Oscar (1967)… Bref, on s’y croirait !

Pratique :

http://www.loft-vintage-lyon.com/

3 chambres, de 85 à 130 euros la nuit.

Lyon, 69007.

Les photos proviennent du site Internet de la chambre d'hôte et de TripAdivisor.

 

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2- Les mystères de l’Aubrac – L’Annexe d’Aubrac

Au cœur des paysages envoûtants de l’Aubrac, à la croisée de la Lozère, du Cantal et de l’Aveyron, l’Annexe d’Aubrac, une grande bâtisse en pierre située dans le village du même nom, est un lieu magique, mystérieux, féérique même. Virginie et Daarwin, les propriétaires, ont su créer une ambiance ensorcelante qui amène à la méditation, au repos… on est en dehors du temps.

Pratique :

http://www.lannexedaubrac.com/

5 chambres, de 95 à 180 euros la nuit.

Aubrac, 12470

Les photos proviennent du site Internet de la chambre d'hôte.

 

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3- En voiture pour les années 30 – La Gare des Années folles, Sailly-sur-la-Lys

Dans les environs de Lille, la gare de Bac-Saint-Maur s’est transformée en restaurant, et une ancienne voiture-couchette des années 30 accueille désormais les hôtes de passage. On monte à bord de cette pimpante voiture rouge et noire… et on voyage dans le passé. Les anciennes couchettes ont été transformées en sept chambres décorées dans le style des Années folles : magnifiques marqueteries en acajou, lavabos d’angle d’époque ; l’ambiance est chaleureuse, et on écouterait bien un petit air de jazz… Petit arrêt au restaurant juste en face, un vrai bistrot de gare des années 30 !

Pratique :

http://www.lagaredesanneesfolles.fr/

http://www.hotels-insolites.com/station-bac-saint-maur.hotel

7 chambres, de 41 à 91 euros.

Sailly-sur-la-Lys, 62840.

Photos hotels-insolites.com et mesadressesvertes.com.

 

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4- Vintage façon Espagne – La Casa Ortega, Marseille

El Ortega, célèbre joueur de castagnettes espagnol, avait élu domicile dans les années 50 dans cet ancien hôtel du quartier de la gare de Marseille. L’endroit devint le lieu de rendez-vous des artistes. Picasso, Hemingway et Django Reinhardt y seraient passés ! Un lieu chargé d’histoire donc, transformé en chambre d’hôte en 2012. Les castagnettes, l’ambiance melting-pot, on les ressent rien qu’en admirant la superbe façade de l’ancien hôtel, en carreaux de céramique noirs, vert amande et rouges. À l’intérieur, on voyage dans le temps aussi, de l’ambiance bistrot années 50 du rez-de-chaussée au style plus pop et design des chambres, auxquelles on accède par une cage d’escalier d’époque superbement mise en valeur par le rouge des murs, rappelant bien sûr l’Espagne de l’ancien occupant des lieux. Olé !

Pratique :

http://www.casa-ortega.fr/chambre-d-hote-marseille.php

5 chambres, de 90 à 110 euros.

Marseille, 13001.

Les photos proviennent du site Internet de la chambre d'hôte.

 

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On récupère... la nappe de grand-mère !

Les nappes psychédéliques de mamie Andrée, les rideaux à fleurs de tata Suzanne, les torchons à carreaux de pépé Roger, on les a tellement vus que, souvent, on ne peut plus les voir ! Et pourtant, il existe mille et une façons de les réutiliser. Zoom sur 5 idées qui réinventent le tissu vintage !

 

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1 – On encadre

De vieux cadres qui prennent la poussière et dont on ne sait pas quoi faire, un tambour à broder laissé à l’abandon après une tentative avortée de se mettre à la broderie… Hop, on récupère ! Les tissus vintage viennent habiller nos murs de bulles de couleurs…

Le blog Dartlex nous explique comment faire : http://www.leblogdartlex.com/diy-deco-cadre-tissu/

 

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desiretoinspire.net

 

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leblogdartlex.com

 

2 – On s’éclaire

Marre de chercher vainement la lampe vintage de vos rêves ? Faites-la vous-même ! Les blogs At Home In Love et Beach Vintage proposent deux façons différentes de customiser un abat-jour. De nombreux créateurs proposent également leurs réalisations à partir de tissus originaux.

 

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At Home In Love et Beach Vintage

 

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A-comme-abat-jour sur A Little Market et onelittleredfox.typepad.com

 

3 – On meuble

La mode vintage s’est répandue comme une traînée de poudre. Grâce aux rideaux de tata Suzanne, notre chaise en rotin, nos coussins ou notre table à pieds compas deviennent des pièces uniques !

A voir : le DIY de JesusSauvage, qui nous donne les clefs pour réinventer nos sièges en rotin grâce à des bandes de tissu tressées. Du plus bel effet !

 

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Pommedejour sur Etsy

 

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Petitvintage.be

 

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Petitvintage.be

 

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GodSaveTheKitch sur Etsy

 

4 – On s’habille

On ose transformer les torchons de pépé Roger en petite robe de bébé ! Quant à la nappe de mamie Andrée, rien de plus simple que de la transformer en jupe. Des idées à l’infini pour les couturières en herbe ou plus aguerries.

 

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naindejardin.blog sur marie claire maison

 

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tagrandmereenshort.wordpress.com

 

5 – On les sort

On termine avec mon coup de cœur : Sandrine Frapier, créatrice de la marque Kimeko, crée des sacs et toutes sortes d’accessoires (porte-chéquiers, étuis à lunettes, pochettes à tabac, ceintures...) à partir de tissus récupérés. Pour la petite anecdote, je lui avais acheté une pochette à tabac à ses débuts il y a bien 10 ans de ça... et je l'ai toujours, pas un fil craqué, solidité garantie ! (Oui, promis, bientôt j'arrête de fumer !)

 

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Alors... ne jetez plus les nappes de mémé Andrée, et à vos ciseaux !

 

 

Villeroy&Boch en mode seventies

 

Acapulco, Izmir, Cadiz… non, il ne sera pas question de voyage au soleil ici… quoi que ! Les couleurs et motifs psychédéliques de ces services en porcelaine emblématiques des années 70 nous feraient presque autant de bien qu’un bon bain de soleil sur une plage mexicaine.

 

Acapulco

 

Villeroy et Boch est une faïencerie créée en 1748 par François Boch. La manufacture s’installe en 1766 au Luxembourg, d’où le nom de « manufacture impériale et royale » que l’on peut lire au revers de certaines pièces. Dans les années 1970, à côté d’une production de porcelaine de table tout à fait classique (oh les jolies fleurs !), des designers de la marque s’inspirent de villes célèbres pour créer des services de table aux décors bariolés résolument dans l’ère du temps.

Petit tour d'horizon de ces créations donc, aujourd'hui très recherchées par les chineurs de vintage. Mais avant de faire le tour du globe, arrêtons-nous sur… la Boule. 

Dessinée en 1971 par Helen von Boch, la Boule fait également partie des créations emblématiques de la marque durant les années 70. Véritable performance technique, ce globe en céramique émaillée d’une trentaine de centimètres de diamètre renferme 19 pièces d’un service de table pour 4 personnes. Très recherché aujourd’hui par les amateurs de design, ce service futuriste peut s'acquérir pour 500 à 800 euros… Pour le plaisir des yeux, un exemplaire est visible au musée des Arts décoratifs de Paris.

 

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(Service Boule du musée des Arts décoratifs de Paris)

 

 

Mexico… Mexiiicooo ! Sans aucun doute le plus connu des services seventies de la marque Villeroy, Acapulco nous régale de ses couleurs et dessins complètement délirants. Les frises d’oiseaux et de fleurs stylisées façon motif psychédélique hippie sont inspirées d’un dessin original mexicain. Les chineurs les plus férus sont à la recherche de services complets… et la tâche est rude, car ce motif a non seulement été décliné sur des pièces en porcelaine, mais également sur des casseroles, poêles et autres sauteuses ou bouilloires en métal émaillé, sur des torchons, des nappes, des dessertes, des dessous-de-plat…

 

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(Service Acapulco : brocandpop.com ; catalogue Villeroy sur Flicker : Pueppilottchen aka Dollily)

 

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(Porte-revues Acapulco sur e-Bay... malheureusement vendu ! Nappe Acapulco chez www.ruempelstilzchens-laden.de)

 

La marque a réédité récemment son service Acapulco dans une version "New Wave" plus moderne. Mais... on préfère l'ancienne version !

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(Macys.com)

 

 

Moins coloré mais tout aussi connu, le service Cadiz a été édité du début des années 70 jusqu’en 1984. Le motif a été conçu par Christine Reuter, auteur d’autres séries chez Villeroy comme la fameuse Scarlett. Le dessin végétal s'inspire ici des classiques poteries espagnoles, mais le style est résolument pop !

 

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(Service Cadiz : www.retropottery.net)

 

 

Avec le service Izmir, on retrouve l'esprit hippie psychédélique, mais dans les tons bleus et avec des motifs plus orientalisants, inspirés bien sûr de la Turquie. On remarquera qu’on l’on retrouve les mêmes formes caractéristiques de théières, tasses, pots à sucre, etc. que pour les services précédents : l’auteur de ce design est Ludwig Scherer.

 

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(Assiettes Izmir chez Retromania1331 sur Etsy. Service Izmir chez www.brocandpop.com)

 

 

On termine ce billet par une sélection d'autres pièces Villeroy et Boch des années 70. Bonne chine !

 

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(Mugs Villeroy à fleurs sur lapuce-augrenier.fr. Service "Noix" chez H is for Home)

 

 

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(Service "Scarlet" chez Hem&Antik. Dépliant du service "Scarlett" sur http://www.industrie.lu/VilleroyBochSeptfontaines.html)

 

 

Monsieur dans sa maison ou L’art de vivre en 1967 - La fin !

 

Monsieur dans sa maison (Hatier, 1967), suite et fin.

Vous savez maintenant comment ranger votre chambre, vous nourir quand madame n'est pas là, préparer du café. La vaisselle n'a dorénavant plus aucun secret pour vous. Terminons avec quelques règles de savoir-vivre. Monsieur, vous allez être un parfait gentleman !

 

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« La toilette

« Évoluer à deux dans une salle d’eau, c’est une grande affaire et l’un des tests-clés de la politesse. Sauf imprévu, pratiquez le “chacun son tour”. Le laisser-aller ablutions est à proscrire impérativement. Respectez l’usage exclusif des brosses à dents, mains-éponge, serviettes de toilette, peignes, brosses à cheveux.

« Si vous vous coupez en vous rasant, pestez, mais n’en laissez pas de traces : le sang d’une estafilade n’attendrit pas ; il salit, donc il agace. Ne laissez jamais, derrière vous, rien de ce que vous n’aimeriez pas trouver vous-même dans la salle de bains […].

 

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« Petit déjeuner

« Même si vous le prenez tout seul, un soupçon de cérémonial ne messied pas ; mettez au moins une soucoupe sous votre tasse, ne faites pas gicler la casserole de tous les côtés, ne laissez pas tout un jardin de miettes.

« Vous êtes deux. Votre femme, attentive, s’empresse ; ne vous laissez pas servir comme un pacha [ah ! ouf !] […]. Pourquoi ne feriez-vous pas le café [vous savez le faire en plus maintenant !] ? […] Si vous êtes obligé de vous lever de table précipitamment, ne vous sauvez pas comme s’il y avait le feu et trouvez le temps d’un aimable adieu.

 

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« Savoir vivre à table

« Vous rentrez déjeuner, dîner ; le couvert est mis, le service tarde. Restez serein et, au lieu de bougonner, proposez votre aide [merci mon chéri !]. […]

« Bruits intempestifs

« Ne vous mouchez pas à table sauf impératif absolu. Vous pressentez l’éternuement ? Combattez-le […]. Essayez également de ne pas tousser. […] Vous êtes pris d’une quinte de toux ou vous vous étranglez ? Au bord de l’asphyxie, demandez, par signe, l’autorisation de sortir de table, et allez agoniser ailleurs.

« Vous recevez… Pas de petits affronts cruels

« Ce repas, votre épouse y a apporté tous ses soins. S’il est raté, vous n’arrangerez rien par des plaisanteries féroces qui la peineront et mettront vos convives mal à l’aise. Ne réclamez pas la scie à métaux pour venir à bout d’un rôti trop ferme, ni une canne à pêche si les petits pois sont noyez. Faites diversion par la boisson et la conversation. Ceci relève d’ailleurs de la politesse du cœur, qui est une règle générale et vous fait vous garder de toute observation en public à votre femme, en quelque domaine que ce soit, toilette, coiffure, bas filé, tache. »

 

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Je posais la question au début de cette série de billets : les années 60 sont-elles si loin que ça ? Finalement, la réponse est en demi-teinte. Au-delà des positions masculino-centristes propres à cette époque (ce n’est qu’en 1965 que les femmes obtiennent le droit de travailler librement !), si aujourd’hui il nous semble bien désuet de rappeler les règles de bienséance citées ci-dessus, ne serait-il pas utile, justement, parfois, d’en faire le rappel ?

J’en profite pour mettre en avant mon coup de cœur : le blog Popcards factory, source incroyable d’illustrations vintage, des publicités aux extraits de roman-photo des années 60, ça grouille de perles !

 

 

Monsieur dans sa maison ou L’art de vivre en 1967 - La suite !

 

Musique de film d’angoisse, sonnez trompettes : nous sommes au chapitre « Tout seul à la cuisine » de Monsieur dans sa maison, publié chez Hatier en 1967. Après avoir expliqué à monsieur comment ranger sa chambre et laver son linge quand madame n'est pas là (voir billet précédent !), Monsieur dans sa maison s'attaque à la sacro-sainte cuisine.

 

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« Oserez-vous en franchir la porte ? Faut-il vraiment vous y encourager pour que vous renonciez à vos menus de solitude qui, peut-être, se résument souvent à la simple tranche de jambon, dégustée sur le papier du charcutier ? »

Petite pause si vous me le permettez, je sors mon mouchoir.

Reprenons :

« Êtes-vous, au contraire, cet homme qui, une fois seul à la cuisine, se sent enfin maître à bord et laisse sans vergogne s’accumuler casseroles et vaisselle sales pour réaliser quelque merveilleuse recette masculine [stop ! mais pourquoi masculine ?], dont le petit secret de réussite… sera presque toujours, parions-le, à base d’alcool ? ». Ah…

Petit manuel de la cuisine pratique, donc :

« Trois conseils pour vous en tirer…

« Organisez votre travail : lisez attentivement vos recettes jusqu’au bout […]. Pendant que cuira le plat de résistance, vous préparez le reste du menu.

« Évitez de salir pour n’avoir pas à nettoyer [petit malin !]. Protégez la table par de vieux journaux pour les épluchages, puis, hop ! à la poubelle. Une éponge, une serpillère, un balai, une pelle font partie de la panoplie du parfait maître de cuisine.

« Ne travaillez pas dans l’encombrement… et l’énervement : rangez au fur et à mesure ce qui devient inutile (boîtes, paquets) [comme dans la salle de bain !]. Passez sous le robinet et empilez sur l’évier les ustensiles salis. »

 

Moulinex

 

Suit « Ce que vous devez absolument savoir faire » :

Le thé. Ingrédients : eau, thé.

Le café. Ingrédients : eau, café. Bon, d’accord, là c’est plus difficile, car il faut savoir faire marcher une cafetière.

Cuire un œuf. Coque, plat, dur, mollet, ça se complique !

Cuire un steak. M’enfin…  quand même, les gars !

Cuire des pâtes. No comment.

Focus sur « Que faire avec une tranche de jambon et un œuf » : œufs fourrés, canapés au four, œufs sur le plat au jambon, omelette au jambon, roulade de jambon farci, salade œufs jambon. Mesdames, vous pouvez partir tranquilles, monsieur a son menu de la semaine !

 

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Je passe sur : « L’art d’utiliser une boîte de sardine », car je suis pressée d’arriver au chapitre « Vaisselle » (re-trompettes).

« Malgré tous vos loyaux efforts pour ne pas trop en salir, vous vous retrouverez toujours, à la cuisine, devant de la vaisselle à laver. Plutôt que de faire comme ce célibataire qui, une fois épuisée sa provision d’assiettes propres, rechercherait la moins sale pour le repas suivant, mieux vaut apprendre à laver la vaisselle et le faire le plus vite possible pour être débarrassé de cette petite corvée. »

Roulement de tambour : cours de vaisselle !

 

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« Lavez sous le robinet, aussitôt après utilisation, tout ce qui n’est pas gras, du couteau à éplucher au moulin à persil, du verre à la tasse, et posez tous ces objets dans l’égouttoir : ils y sècheront tout seuls ; ou bien essuyez-les vite. […]

« N’oubliez pas de mettre un peu d’eau dans le fond des casseroles ou des plats, surtout si les aliments ont légèrement attaché. [Il arrive que ce soit très attaché, mais on préfère ne pas en parler, trop d’émotion.] […]

« Dès que vous avez une minute, commencez le lavage : beaucoup d’eau chaude, un peu de produit moussant spécial pour la vaisselle, une lavette, une brosse à manche, un petit tampon à récurer, […] et au travail ! »

Commencez par ce qui est le plus sale… N’hésitez pas à changer l’eau… Rincez à l’eau claire… Rangez sur l’égouttoir ce que vous venez de laver… Essuyez avec le bon torchon… Messieurs, à vous !

 

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Dernier conseil au chapitre cuisine :

« Ventre creux : Ni pour vous, ni pour l’armoire à provisions. Renouvelez au fur et à mesure votre “fonds” : huile, café, légumes secs, riz, nouilles, quelques boîtes de conserve. Des biscottes. Et n’oubliez pas les produits de nettoyage la veille du retour de la maîtresse de céans. »

J'avoue que je me demande comment interpréter ce dernier message : faut-il penser à faire le ménage avant le retour de madame, ou bien faut-il penser à acheter des produits ménagers pour que madame puisse faire le nécessaire dès son retour ?... Chacun l'interprétera comme il le voudra !

Prochain et dernier épisode de Monsieur dans sa maison : un peu de savoir-vivre, que diable !

 

(Source des illustrations : Popcards Factory)

 

 

Monsieur dans sa maison ou L’art de vivre en 1967

 

Une fois n’est pas coutume, ma trouvaille de la semaine n’est ni une lampe, ni un miroir, ni même un service à café vintage… et elle ne sera pas mise en vente ! Mais alors, quel trésor ! Quelle poilade ! Et quel étonnement.

Cette perle, c’est un livre, Monsieur dans sa maison, édité par Hatier en 1967.

 

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Introduction : « Monsieur dans sa maison ? mais n’est-ce pas là le domaine de la femme, jalousement gardé, alors que l’homme, lui, donne toute sa mesure dans le cadre de son travail, sur le terrain de sport ou au volant de sa voiture ?... »

Mince alors, j’ai failli tomber de ma chaise.

Dans Monsieur dans sa maison, on apprend plein de choses bien utiles : comment poser un lambris, un papier peint, construire une petite bibliothèque, utiliser sa platine vinyle ; connaître le vin, les fromages, comment les associer ; déclarer ses impôts. D’ailleurs, la partie « Comment reproduire un angle » au chapitre bricolage m’a sauvé la mise.

Mais, ce qui est drôle et étonnant, ce sont les sous-entendus masculino-masculins disséminés çà et là. Je rigole et je suis effarée à la fois. Les années 60, c’est si loin que ça ?

 

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Monsieur dans sa maison, Paris, Hatier, 1967, p. 53.

 

Ça démarre fort, avec le premier chapitre, intitulé : « Votre domaine dans la maison ». Allez ouste, féministes, rentrez chez vous :

« Pour sociable que vous soyez, vous caressez comme tout homme – et plus encore à notre époque de grande série – le désir d’un coin personnel, aménagé comme vous l’entendez et où vous pourrez enfin ! ne serait-ce qu’une heure par jour, vivre à votre guise et vous adonner à vos passe-temps favoris [là votre Jules hoche la tête tristement]. Vous avez dû rêver plus d’une fois au plaisir que vous éprouveriez à passer des heures, loin des questions oiseuses et des intempestifs coups de plumeau, en compagnie de vos chers livres, de vos merveilleux petits appareils, de la collection que vous poursuivez avec une amoureuse persévérance d’année en année… »

 

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J’adore ! Le chapitre : « Pour vous tirer d’affaire tout seul ».

« Tous les problèmes de l’existence ont leur solution, n’en faites donc pas un monde ! Et pourquoi une main féminine, seule, saurait-elle les résoudre ? Ce n’est pas votre affaire dites-vous… mais, même si vous comptez habituellement sur votre épouse, dont l’absence momentanée vous cause quelque désarroi, ne soyez pas, à l’égard des “choses de la maison”, un usager si lointain que le moindre incident doive se hausser au rang de cataclysme. »

 

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Ouf, monsieur reconnaît qu’il a quelques défauts, et madame a quand même le droit de prendre des vacances : Monsieur dans sa maison va donner quelques clefs à l’homme délaissé pour lui éviter de se laisser mourir en l’absence de madame. Morceaux choisis (avec appétit !).

 

Comment laver son linge ?

« Dans le lavabo ou la cuvette mettez un peu de poudre de savon (creux de la main) ou de savon en paillettes. Versez de l’eau moyennement chaude […] puis faites mousser avec la main. Plongez le vêtement dedans. » Là-dessus on est d’accord, même en 2015, dur de faire comprendre à son homme le fonctionnement (voire l’existence) de la machine à laver.

 

On poursuit avec comment éviter le désordre :

« Le matin au réveil :

« D’abord défaites le lit pour l’aérer, ouvrez la fenêtre en grand.

« Pendant la toilette :

« Rebouchez tubes et flacons après vous en être servi, suspendez les serviettes de toilette… sur le porte-serviettes. […] Rincez douche, baignoire et lavabo et… si vous avez transformé la pièce en piscine… eh bien ! du courage, la serpillère ou une éponge de ménage répareront le malheur. (À faire immédiatement pour ne pas oublier.)

 

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« De retour dans la chambre :

« Faites le lit maintenant, cela donne un air “rangé” à la pièce. Suspendez robe de chambre ou pyjama, les vêtements dont vous ne vous servez pas, et mettez vos pantoufles à leur vraie place (pas sous le lit). Coup d’œil général : il faut reporter à la cuisine le plateau du petit déjeuner et en ranger les divers éléments dans leurs placards respectifs, puis laver bol ou tasse (voir vaisselle). »

Finalement, je me demande si je ne vais pas imprimer cette page et la placarder dans toute la maison.

 

La suite très bientôt, avec au programme cours de vaisselle, cuisine et art de recevoir !

 

(Source publicités Electrolux et Une histoire d'hommes : http://popcardsfactory.blogspot.fr/)