Monsieur dans sa maison ou L’art de vivre en 1967 - La fin !

 

Monsieur dans sa maison (Hatier, 1967), suite et fin.

Vous savez maintenant comment ranger votre chambre, vous nourir quand madame n'est pas là, préparer du café. La vaisselle n'a dorénavant plus aucun secret pour vous. Terminons avec quelques règles de savoir-vivre. Monsieur, vous allez être un parfait gentleman !

 

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« La toilette

« Évoluer à deux dans une salle d’eau, c’est une grande affaire et l’un des tests-clés de la politesse. Sauf imprévu, pratiquez le “chacun son tour”. Le laisser-aller ablutions est à proscrire impérativement. Respectez l’usage exclusif des brosses à dents, mains-éponge, serviettes de toilette, peignes, brosses à cheveux.

« Si vous vous coupez en vous rasant, pestez, mais n’en laissez pas de traces : le sang d’une estafilade n’attendrit pas ; il salit, donc il agace. Ne laissez jamais, derrière vous, rien de ce que vous n’aimeriez pas trouver vous-même dans la salle de bains […].

 

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« Petit déjeuner

« Même si vous le prenez tout seul, un soupçon de cérémonial ne messied pas ; mettez au moins une soucoupe sous votre tasse, ne faites pas gicler la casserole de tous les côtés, ne laissez pas tout un jardin de miettes.

« Vous êtes deux. Votre femme, attentive, s’empresse ; ne vous laissez pas servir comme un pacha [ah ! ouf !] […]. Pourquoi ne feriez-vous pas le café [vous savez le faire en plus maintenant !] ? […] Si vous êtes obligé de vous lever de table précipitamment, ne vous sauvez pas comme s’il y avait le feu et trouvez le temps d’un aimable adieu.

 

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« Savoir vivre à table

« Vous rentrez déjeuner, dîner ; le couvert est mis, le service tarde. Restez serein et, au lieu de bougonner, proposez votre aide [merci mon chéri !]. […]

« Bruits intempestifs

« Ne vous mouchez pas à table sauf impératif absolu. Vous pressentez l’éternuement ? Combattez-le […]. Essayez également de ne pas tousser. […] Vous êtes pris d’une quinte de toux ou vous vous étranglez ? Au bord de l’asphyxie, demandez, par signe, l’autorisation de sortir de table, et allez agoniser ailleurs.

« Vous recevez… Pas de petits affronts cruels

« Ce repas, votre épouse y a apporté tous ses soins. S’il est raté, vous n’arrangerez rien par des plaisanteries féroces qui la peineront et mettront vos convives mal à l’aise. Ne réclamez pas la scie à métaux pour venir à bout d’un rôti trop ferme, ni une canne à pêche si les petits pois sont noyez. Faites diversion par la boisson et la conversation. Ceci relève d’ailleurs de la politesse du cœur, qui est une règle générale et vous fait vous garder de toute observation en public à votre femme, en quelque domaine que ce soit, toilette, coiffure, bas filé, tache. »

 

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Je posais la question au début de cette série de billets : les années 60 sont-elles si loin que ça ? Finalement, la réponse est en demi-teinte. Au-delà des positions masculino-centristes propres à cette époque (ce n’est qu’en 1965 que les femmes obtiennent le droit de travailler librement !), si aujourd’hui il nous semble bien désuet de rappeler les règles de bienséance citées ci-dessus, ne serait-il pas utile, justement, parfois, d’en faire le rappel ?

J’en profite pour mettre en avant mon coup de cœur : le blog Popcards factory, source incroyable d’illustrations vintage, des publicités aux extraits de roman-photo des années 60, ça grouille de perles !

 

 

Années 60 Vintage Art de vivre

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